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Jugement Le Pen: le RN riposte en attaquant violemment les juges et "le système"
Au lendemain du jugement choc contre Marine Le Pen qui, à ce stade, l'empêche de concourir à la présidentielle 2027, le RN a violemment riposté mardi en dénonçant la "tyrannie des juges" et en renouant avec son discours contre un "système qui a sorti la bombe nucléaire", poussant l'un des plus hauts magistrats de France à sortir de sa réserve.
"Le système a sorti la bombe nucléaire et s'il utilise une arme aussi puissante contre nous, c'est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner des élections", a déclaré mardi Marine Le Pen devant les députés RN rassemblés pour une réunion de groupe à l'Assemblée nationale, ouverte de manière inédite à la presse.
"L'ingérence des magistrats dans l'élection présidentielle, voilà le trouble à l'ordre public (...) Ne vous laissez pas intimider (...) On sera là jusqu'à la victoire", a-t-elle lancé, très combative à ses troupes qui l'ont ovationnée au lendemain de sa condamnation à une peine immédiate de cinq ans d'inéligibilité dans l'affaire des assistants parlementaires européens.
"Tout sera fait pour nous empêcher d'arriver au pouvoir", avait déjà accusé plus tôt Jordan Bardella, faisant un parallèle entre "le climat" en France et la Roumanie où un candidat d'extrême droite prorusse a été privé d'une victoire potentielle par l'annulation de l'élection présidentielle fin 2024.
Tout en "condamnant les menaces" à leur égard, M. Bardella a dénoncé "la tyrannie des juges", qualifiés de "rouges" car "on a le sentiment que ça se tourne souvent contre un camp politique", en référence aux affaires Fillon et Sarkozy.
Ces violentes critiques du RN depuis le jugement lundi midi ont poussé l'un des deux plus hauts magistrats de France, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, à dénoncer des propos "inacceptables" et à défendre une justice qui "n'est pas politique".
"La décision a été rendue au terme d'un procès équitable, à la suite d'un débat contradictoire qui a duré deux mois, une instruction qui a duré des années", a réagi le magistrat.
- pas d'autre scénario -
Mais le RN refuse "de passer à autre chose" et va organiser ce week-end des distributions de tracts et des mobilisations qui seront "pacifiques" car "nous ne sommes pas des fachos", a promis M. Bardella.
Dauphin sur le papier, Jordan Bardella a juré de sa "loyauté" envers la triple candidate à la présidentielle: "Nous allons continuer à deux, en binôme, main dans la main, à avancer dans l'intérêt du pays".
Mme Le Pen a martelé lundi son intention de "ne pas se laisser éliminer" et réclamé un procès en appel rapide.
Ce deuxième procès ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard.
Ce qui laisse une fenêtre de tir avant la présidentielle. "Techniquement, c'est probablement possible, c'est à examiner, à voir en fonction du calendrier judiciaire", a déclaré M. Heitz, ajoutant que les dates seraient connues "probablement assez vite".
Mais c'est sans garantie que la cour d'appel rende une décision différente de celle du tribunal.
Marine Le Pen a également été condamnée à quatre ans d'emprisonnement, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n'ira pas en prison), et à une amende de 100.000 euros.
Le tribunal de Paris, dans son jugement, a "pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l'ordre public, en l'espèce le fait que soit candidate à l'élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance", ce qui fait hurler au RN que la décision est "politique".
Il a également considéré qu'il y avait bien eu un "système" entre 2004 et 2016 pour faire faire des "économies" au RN en payant avec l'argent du Parlement européen des assistants d'eurodéputés travaillant pour le parti.
Vingt-trois autres personnes ont été condamnées, ainsi que le FN devenu RN.
- soutiens à l'étranger -
Une décision critiquée à l'étranger par ce que le président Emmanuel Macron avait qualifié, il y a quelques mois, "d'internationale réactionnaire".
Après le Kremlin, le Hongrois Viktor Orban ou encore l'ex-président brésilien d'extrême droite Jair Bolsonaro, Mme Le Pen a reçu le soutien de l'Italienne Giorgia Meloni, du milliardaire Elon Musk et de Donald Trump lui-même, comparant la condamnation de Marine Le Pen à ses propres déboires judiciaires.
Le jugement a aussi divisé la classe politique française. Le Premier ministre lui-même François Bayrou a fait connaître "son trouble". Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI), "la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple". Laurent Wauquiez (LR) a regretté un fait "pas très sain dans une démocratie".
"Je trouve assez affolant de voir une partie de la droite et une partie, parfois aussi, de la gauche se mettre au secours de la contestation de la justice", a réagi le socialiste Olivier Faure. D'autant que "le RN n'est pas empêché. Il aura bel et bien un candidat en 2027", a-t-il remarqué sur RTL.
Selon un sondage Toluna Harris Interactive pour RTL, réalisé après le jugement, Jordan Bardella rassemblerait jusqu'à 36% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, un score similaire à celui de Marine Le Pen. Selon un autre sondage de Elabe pour BFMTV, une majorité de Français (57%) estime que la décision de justice est normale au vu des faits reprochés à Marine Le Pen.
N.Esteves--PC