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En Pennsylvanie, le vote par correspondance divise les républicains
"Ah, le voilà", lance Tom Eddy en voyant arriver un postier devant son bureau. La source de l'entrain de ce responsable républicain de Pennsylvanie: la livraison de 3.000 nouveaux documents vierges de demandes de vote par correspondance.
Tom Eddy pense savoir comment faire gagner son parti aux élections de novembre. Le problème? Donald Trump est loin de lui faciliter la tâche.
Depuis plus d'un an, cet enseignant à la retraite tente de persuader les électeurs de cet Etat du nord-est, crucial pour la présidentielle, d'adopter et de faire la promotion du vote par correspondance.
Ce moyen d'exprimer sa voix est largement répandu aux Etats-Unis mais est généralement favorisé par les électeurs démocrates plutôt que républicains.
Au début, les gens ignoraient voire riaient au nez de Tom Eddy.
Beaucoup ont en effet à l'esprit les allégations de Donald Trump, qui dénonce -- à l'envi et sans fondement -- l'existence d'une fraude généralisée autour des bulletins de vote par correspondance.
Mais en tant que président du Parti républicain dans le , Tom Eddy persiste.
"Nous devons habituer les gens à utiliser ce mode de scrutin", dit-il.
A 75 ans, il continue de travailler d'arrache-pied pour faire changer les mentalités dans son camp. Le but final: gagner la Pennsylvanie.
A l'inverse de 2020.
- "Atomiser" -
"C'est ce qui a fait perdre l'élection à Trump. On s'est fait atomiser" par le vote par correspondance, assure-t-il, se souvenant avoir vu des lots de bulletins où Joe Biden récoltait 100 fois plus de voix que Donald Trump.
Depuis son bureau, Tom Eddy donne son argument principal pour convaincre les électeurs républicains: puisqu'il est envoyé par avance, le vote par correspondance élimine le risque de ne pas pouvoir se déplacer au bureau de vote le jour de l'élection, en cas d'imprévu.
Bien conscient que ses chances de retourner à la Maison Blanche dépendent en partie de ces potentielles voix, Donald Trump, a parfois tempéré ses critiques sur le sujet, mais n'a pas manqué d'évoquer lors d'une interview cette semaine une supposée "fraude massive" autour de ce mode de scrutin.
La est largement considérée comme l'Etat le plus important dans ceux pouvant basculer démocrate comme républicain.
En 2020, plus des trois-quarts des votes par correspondance du comté d'Erié étaient allés à Joe Biden.
Avec 1.319 voix d'avance, le démocrate avait ainsi refait basculer le comté, longtemps considéré comme un bastion démocrate, mais gagné par Donald Trump face à Hillary Clinton en 2016.
Et en novembre, l'attention sera tournée vers ce bout de Pennsylvanie pour une bonne raison: depuis 2008, le candidat vainqueur du comté d'Erié a gagné la Maison Blanche.
La composition démographique et économique de cette région bordant le lac Erié, l'un d'un des cinq grands lacs d'Amérique du Nord, en fait un reflet de la Pennsylvanie pour beaucoup d'observateurs.
- "Boomerang" -
Territoire ouvrier de longue date, le comté d'Erié a vu au fil du temps sa présence industrielle se réduire à peau de chagrin. Et avec les fermetures d'usines, le nombre d'habitants chute également depuis une décennie.
Des déboires qui ont contribué son statut récent de comté "boomerang", les électeurs alternant entre candidats républicains et démocrates.
Le contraste urbain-rural du comté est vertigineux. Si en 2020 Joe Biden est arrivé en tête dans les 63 bureaux de vote d'Erié City, Donald Trump avait largement dominé les zones plus rurales.
Comme à Corry, une localité de 6.600 habitants où le faste du début du XXe siècle -- découlant de la présence d'une usine de fabrication de locomotives -- est désormais bien lointain.
Quand il s'agit de voter, DJ Terrill, un habitant de Corry, n'accepte rien d'autre que l'isoloir.
Sa crainte? La "fraude", en écho aux accusations de Donald Trump. Et ce fabricant de ressorts de 47 ans est certain d'une chose: "je ne fais confiance à aucun gouvernement".
Pour démocrates comme républicains, l'une des clés de la victoire dans le comté d'Erié reviendra finalement à faire en sorte que leurs électeurs respectifs expriment leur voix.
Une bataille que Jim Wertz, le président de l'antenne locale du Parti démocrate, avait gagnée en 2020, en raison principalement du nombre de votes par correspondance.
Candidat au Sénat de Pennsylvanie cette année, le responsable se réjouit du changement de ton du côté de certains républicains comme Tom Eddy.
"Ça change, plutôt que +vol+ et +fraude+, et d'autres termes encore pires qu'ils ont utilisés", assure Jim Wertz.
L.Carrico--PC